Espace e-citoyen Sénégal

Points e-gov

jeudi 20 juin 2013 | | 1 commentaire

Au Sénégal comme dans beaucoup de pays du monde, ce qui caractérise les services publics est qu’ils n’ont pas pour seul but de satisfaire des clients ou des usagers, mais qu’ils doivent aussi mettre en pratique des normes publiques parfois contraignantes et certains principes, notamment de justice entre les citoyens. Cependant, il est difficile pour ces services publics de remplir pleinement les missions qui leur sont dévolues. En effet, au contact quotidien avec ces administrations, les usagers vivent des difficultés liées à la lenteur, la complexité des procédures, les dysfonctionnements, les horaires peu adaptés, etc. A cela s’ajoutent les problèmes d’inégalités territoriales entre les zones urbaines généralement bien desservies et les zones rurales.

Dans l’optique d’une amélioration de l’efficacité des services publics, qui aboutirait à la fois à une diminution du coût de l’action publique et à une optimisation du service rendu aux usagers, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) peuvent être envisagées comme des outils dont l’apport serait déterminant.

Dans la mise en œuvre des programmes de gouvernance électronique, le facteur le plus déterminant est celui de l’accessibilité physique, technique et financière des dispositifs et services TIC aux différentes catégories de population. Par rapport à la question de l’accès aux TIC, les télécentres et cybercafés jouent certes un rôle considérable dans le pays, notamment en offrant la possibilité aux populations démunies, analphabètes ou vivant dans des zones reculées de profiter de façon relativement facile des services et sous-services du téléphone et de l’Internet. Malgré cela, le succès de ces lieux d’accès publics et privés aux TIC s’estompe dès que l’on évoque leur répartition géographique qui s’établie en défaveur des zones rurales, et surtout dès que l’on suscite leur caractère monofonctionnel basé sur le service téléphonique ou Internet et qui, a priori, constitue un handicap majeur pour le développement des procédures administratives automatisées via ces points d’accès. De ce point de vue, seule la reconversion des télécentres et cybercentres ou encore le développement de points d’accès aux TIC de type nouveau et proposant des prestations relatives au paiement des factures de services (eau, électricité, etc.), au traitement des assurances, aux services monétiques et aux démarches administratives en ligne, semble pouvoir répondre de façon efficace à l’objectif de l’Etat d’instaurer la e-administration. Le projet Système Administration des Formalités Informatisées (SAFI) initié par l’Etat du Sénégal revêt alors, dans ce cadre, un intérêt crucial. Ce projet ambitionne de mettre en œuvre un modèle de gestion des téléprocédures au sein de l’Administration sénégalaise et de réaliser une plateforme capable de supporter ce modèle. Cette démarche s’inscrit dans la logique du chantier des Téléprocédures, identifié comme une des priorités actuelles de l’ADIE.

C’est dans le cadre de ce projet que la notion de « point e-gov » a été alors introduite pour désigner les points d’accès aux services de l’administration.

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