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Harmoniser le prix des loyers et de l’acquisition de biens immobiliers à Dakar

dimanche 6 octobre 2013 | | 7 commentaires

L’accès à un logement décent constitue une préoccupation majeure des ménages
Sénégalais pour des raisons d’ordre socioéconomique. En effet, l’acquisition d’un logement
est une étape importante, voire le parachèvement du processus par lequel l’individu
s’affirme comme un membre accompli et constitutif de la société. A ce titre, la possession
d’un logement ou d’un bien immobilier est un symbole de réussite sociale.

Toutefois, le nombre de ménages propriétaires de leurs logements est relativement limité, en particulier dans la partie urbaine de la région de Dakar. Selon les résultats de l’Etude Monographique sur les Services Immobiliers du Logement à Dakar (EMSILD), 51,6% des chefs de ménage sont des locataires et 42,1% des propriétaires. Cette configuration s’inscrit quasiment dans la continuité des tendances passées où la proportion de ménages locataires était de 43,8% et 49,4% 2respectivement en 1988 et 2002. Le renchérissement continu du loyer noté au cours de ces dernières années confère aux charges de location un poids de plus en plus important dans le budget des ménages.

Une telle situation, si elle persiste, pourrait constituer un facteur de déstabilisation sociale. La rareté de réserves foncières à Dakar est un facteur aggravant du phénomène.

L’acquisition d’un logement en location requiert souvent une « caution » qui constitue une garantie pour les éventuelles réparations et une « avance » permettant de se prémunir du
risque d’insolvabilité du locataire.
L’envolée du niveau du loyer et des biens immobiliers est mise en évidence à partir du milieu des années 90, à un rythme soutenu, jusque dans les années 2000, avant de connaître un ralentissement. Cette situation a prévalu dans tous les départements de la région de Dakar et continue à se propager dans certaines localités de l’intérieur du pays.
Une telle situation est facilitée par l’absence de régulation du Secteur. L’Etat est souvent absents et les sénégalais sont abandonnés entre les mains des spéculateurs fonciers qui rendent la vie dure aux citoyens.

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7 commentaires

  • C’est un problème crucial pour les goorgoorlou Sénégalais. L’accès aux logements ou à un bien immobilier constitue un casse tête. Chaque jour un honnête citoyen se fait arnaquer par les courtiers qui pourrissent le secteur ou par des propriétaires véreux. L’Etat a une grande responsabilité dans l’assainissement du secteur salvateur pour les citoyens.

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  • Cette idée me semble irréaliste. Le logement est soumis à la loi de l’offre et de la demande, hélas sans doute. La décentralisation me semble la seule solution pour désengorger Dakar, qui étouffe. Pourquoi par exemple les sièges sociaux des banques, qui ne reçoivent pas de visiteurs, sont-ils en plein centre ville. Le siège de la BCEAO serait à Kaolack (ou à Kédougou) que ça ne ferait aucune différence. Pourquoi le port de Dakar n’est-il pas à Rufisque ? Par exemple...

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  • Le gouvernement ne peux pas baisser le loyer dans la mesure ou les proprietaires ont payé très cher le ciment, le terrain , les ouvriers etc...Le gouvernement devrait surtout s’atteler à la construction de logements sociaux, de ce fait les prix vont baisser parce que l’offre permettra au locataires d’avoir le choix et obligera aux propriétaires à baisser les prix s’ils veulent louer. Tout le monde n’a pas dépensé la même somme pour construire sa maison. Pourquoi donc vouloir harmoniser les prix ?.Laissons l’offre et la demande jouer. Pour ce faire , la construction de logements sociaux par le gouvernement fera le reste.

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  • Adoption du projet de loi sur la baisse du loyer :
    l’assemblée nationale a adopté hier, mercredi 15 janvier 2014, en sa séance plénière le projet de loi n° 04/ 2014 portant baisse des loyers n’ayant pas été calculés suivant la surface corrigée. C’est à l’issue d’un large débat sur le fond de ce texte que les deux décrets ont été approuvés à l’unanimité des députés.
    C’est une mesure sociale prise par le Gouvernement pour soulager les populations face à la cherté du loyer surtout à Dakar et sa banlieue.

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  • Loi n° 2014-03 du 22 janvier 2014 portant baisse dus loyers n’ayant pas été calculs suivant la surface corrigée.

    L’assemblée nationale a adopté, en, sa séance du mercredi 15 janvier 2014
    le Président de la république promulgue la loi dont la teneur suit :
    article premier. - A compter de l’entrée en vigueur de la présente loi, les prix des loyers des baux à usage d’habitation, à l’exclusion de ceux dont la fixation a été obtenue suivant la méthode de la surface corrigée, sont baissés ainsi qui suit :

    - loyers inférieurs à 150.000 F CFA : 29%
    - loyers compris entre 150.000 F CFA à 500.000 F CFA : baisse de 14%
    - loyers supérieurs à 500.000 F CFA : baisse de 4%

    Article 2. - La présente loi s’applique à tous les baux à usage d’habitation en cours.

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  • LE LOGEMENT : UN VERITABLE CASSE TETE CHINOIS

    A en croire Jacques Attali, Rien n’est plus révélateur des mentalités d’un pays que son attitude à l’égard du logement. Au Sénégal, la propriété est sacrée et le logement reste rare et très cher. Bien plus cher qu’ailleurs en Afrique.

    Ainsi, le loyer mensuel moyen est de 95000 F ; il est de 100.000F Dakar ; 35000F à Yaoundé et 32.000 F à Abidjan. En conséquence, à Libreville, Abidjan et Yaoundé un revenu mensuel de l’ordre de 300.000F permet à un salarié de se loger décemment. Pas à Dakar, où le coût annuel du logement dépasse les 12000.000F. C’est pourquoi il est impossible pour un jeune qui travaille à Dakar d’effectuer des réalisations.

    Plus généralement, plus le logement est cher, à louer ou à acheter, plus les salaires doivent être élevés et moins l’économie est compétitive. Cet impact de la valeur d’un patrimoine sur le coût du travail est d’ailleurs une cause majeure, et trop négligée, de la perte de compétitivité du Sénégal. Le préalable à toute reconquête économique doit donc reposer sur la baisse su cout du logement. Et pour cela, il faut d’abord en comprendre la principale cause : il n’y a pas assez de terrains constructibles dans Dakar. Parce que les activités économiques sont concentrées dans un petit nombre de villes, en particulier à Dakar ; parce que la demande augmente avec la croissance démographique.

    La promulgation de la loi, animé des meilleures intentions, va, en fait, régler une petite partie du problème. Avec une telle loi, tout le secteur de la construction locative risque d’être sinistré. Il faut oser faire ce que chacun sait et que personne n’ose proposer : encourager durablement la croissance de l’offre de logement et, pour cela, rendre le pouvoir sur le foncier à l’Etat, seul capable de créer de l’espace constructible sans conflit d’intérêts.

    Par exemple, à Dakar, il suffirait pour libérer massivement des sites, de faire sauter autrement dit de délocaliser certaines administrations centrales et quelques entreprises. Si on le fait on fera baisser considérablement le prix des logements et on redonnera vie à la ville de Dakar. Ceux qui y sont propriétaires pour y habiter n’y perdront rien, puisqu’un logement n’a qu’une valeur de troc. Il faut aussi reconnaitre que la délocalisation progressive d’une grande partie des administrations centrales et régionales libérerait une emprise foncière considérable et ferait baisser les prix du logement issu de l’immobilier commercial.

    Cheikh Abdoul DIA
    Ingénieur en Développement Local
    Spécialiste en Gouvernance Territoriale

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  • Le prix des loyers vient de baisser !

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